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19.11.2009

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Energycasa

Niveau de Co2 dans l’atmosphère atteint des valeurs records !

Faites aujourd’hui le bon geste!

Rappel sur le dioxyde de carbone

Le dioxyde de carbone (CO2) provient principalement des émissions des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz) qui représentent 87% de l'énergie utilisée dans le monde. Il est également issu de certains procédés industriels, la déforestation (pour plus de 15%) et l'agriculture intensive. Les secteurs les plus émetteurs sont l'industrie, la production énergétique et les transports. La consommation des ménages (cuisson, chauffage, électricité) contribue aussi significativement aux émissions de CO2. Le CO2 représente environ 62% du pouvoir radiatif des gaz à effet de serre (NOAA Climate Monitoring and Diagnostics, 09/2005).

La teneur de l'atmosphère en gaz à effet de serre, qui favorisent le réchauffement du climat, ne cesse de s'accroître. En 2007, les concentrations mondiales de dioxyde de carbone ont atteint de nouveaux records. Publiés le 25 novembre par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) dans son Bulletin sur les gaz à effet de serre pour 2007, ces chiffres traduisent la poursuite de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre observée depuis la révolution industrielle.

Les gaz à effet de serre piègent le rayonnement dans l'atmosphère terrestre et induisent ainsi son réchauffement. Les activités humaines, telles que l'agriculture et l'exploitation des combustibles fossiles, émettent une grande quantité de ces gaz qui, de l'avis général des scientifiques, font partie des causes du réchauffement planétaire et des changements climatiques. Le dioxyde de carbone, le méthane, l'oxyde d’azote (ou oxyde nitreux) et les chlorofluorocarbures sont les gaz à effet de serre les plus abondants dans l'atmosphère terrestre, après la vapeur d'eau. La Veille de l'atmosphère globale (VAG) de l'OMM
coordonne la mesure de ces gaz dans l'atmosphère via un réseau d'observatoires répartis dans plus de 65 pays.

Les derniers chiffres révèlent que
la teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone a atteint 383,1 parties par million (ppm), soit une hausse de 0,5% par rapport à 2006. Les concentrations d'oxyde nitreux ont atteint également des records en 2007, accusant une augmentation de 0,25% par rapport à l'année précédente, tandis que pour le méthane la hausse a été de 0,34%, la valeur record de 2003 étant battue. Selon l'indice annuel d'accumulation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère (AGGI) de la NOAA, le réchauffement total induit par tous les gaz à effet de serre persistants s'est accru de 1,06% par rapport à l'année précédente et de 24,2% depuis 1990. Entre-temps, la lente diminution des concentrations de chlorofluorocarbures (CFC) s'est poursuivie du fait de la réduction des émissions consécutive à l'application du Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone.

Depuis le milieu du XVIIIe siècle, la teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone a augmenté en flèche, la hausse à ce jour atteignant 37%. En raison de la croissance démographique et de l'expansion des villes dans le monde, le recours aux combustibles fossiles tels que le pétrole, le charbon et le gaz naturel ne cesse de s'accroître, contribuant ainsi au rejet de dioxyde de carbone et d'autres gaz dans l'atmosphère. Par ailleurs, le défrichage des terres pour l'agriculture et le déboisement libère du dioxyde de carbone dans l'atmosphère tout en réduisant la
fixation du carbone par la biosphère.

Alors que les concentrations atmosphériques du dioxyde de carbone et de l'oxyde nitreux augmentent régulièrement, la hausse de la concentration de méthane s'est ralentie durant la dernière décennie tout en accusant quelques fluctuations d'une année sur l'autre. L'augmentation de 6 ppb de la concentration de méthane entre 2006 et 2007 représente la plus forte hausse annuelle observée depuis 1998. Cependant, il est encore trop tôt pour affirmer que cette augmentation correspond au début d'une nouvelle tendance à la hausse de la teneur de l'atmosphère en méthane. Les activités humaines, notamment l
'exploitation des combustibles fossiles, la riziculture, la combustion de la biomasse, la mise en décharge et l'élevage de ruminants, sont à l'origine d'environ 60% du méthane atmosphérique, les 40% restants étant imputables à des processus naturels tels ceux liés aux zones humides et aux termites.

La diminution des concentrations de CFC témoigne de l'efficacité des mesures prises en application du Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone. D'ici à 2010, ce protocole, dont on a célébré
le vingtième anniversaire en 2007, aura permis d'obtenir une réduction du forçage radiatif induit par les gaz à effet de serre cinq fois supérieure à l'objectif visé pour la première période d'engagement (2008–2012) du Protocole de Kyoto.

« Personne ne peut pas, ne pas prévoir ce qui arrivera dans quelques décennies ou siècles, par exemple, lequel l'impact que le déboisement aura sur le climat, le sol, les pluies. Nous avons beaucoup de problèmes parce que les personnes sont centrées dans leurs propres intérêts, à gagner argent et ils ne sont pas en train de penser dans le bien-être de la communauté dans l'ensemble. Ils ne sont pas en train de penser dans la Terre à long terme, et dans les effets environnementaux défavorables sur l'homme. Si nous, de l'actuelle génération, nous ne reflétons pas sur ces questions maintenant, les générations futures n'aurons pas comment traiter avec elles ».

Auteur: Dalai Lama

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